« L’aide d’urgence ne suffit plus. D’autres réponses sont à trouver. L’épicerie solidaire est l’incarnation d’une nouvelle manière d’être solidaire (…) Comprendre le cœur des difficultés, engager la personne dans un processus de reconstruction de soi et trouver avec elle des moyens pour reprendre pied et retrouver sa dignité. Voilà, le projet de l’épicerie. » Discours du Président de la POL, pour la 1ère année de l’épicerie solidaire, en juin 2016.

L’objectif 

Il s’agit de basculer d’un système d’aide d’urgence à une réponse plus globale, permettant : d’une part de faire face aux difficultés financières ou d’anticiper une dépense importante par des achats alimentaires moins onéreux; d’’autre part d’apprendre à mieux gérer son budget, de faire des économies et de s’inscrire dans une démarche d’insertion.

Pour qui ?

Toutes les familles qui s’engagent par le soutien de l’Epicerie s’inscrivent dans un contrat visant à remplir des objectifs précis. Ce système « donnant-donnant », est sur une durée limitée mais suffisamment longue pour permettre sa réussite.

On compte près de 220 personnes bénéficiaires de l’aide alimentaire dispensée dans l’épicerie. 40 % sont des familles monoparentales, c’est-à-dire un parent qui élève seul son ou ses enfants. 80% des familles bénéficiaires sont ici à cause de problèmes liés à l’endettement et qui trouvent là le moyen de faire les économies nécessaires pour se remettre à flot.

Depuis de nombreuses années, est engagé un partenariat fort entre la Communauté de Communes et l’association ALEAS (l’Association Limousine Emploi Activité Service). Par ce partenariat, la POL accorde des chantiers à l’association qui ensuite le gère et donne ainsi l’occasion à des personnes en situation de réinsertion, de découvrir ou d’apprendre un métier. Le droit à la seconde chance est un droit qu’il est fondamental de soutenir, qui plus est lorsqu’il est efficace.

Les chantiers réalisés :

  • à Saint-Martin de Jussac, sur le presbytère;
  • sur l’Ile de Chaillac;
  • sur le sentier d’interprétation de l’astroblème.

L’efficacité du dispositif

Sur le territoire de la Porte Océane du Limousin, en 2015, près de 60 personnes étaient engagées dans un processus de retour vers l’emploi, ce qui signifie pour beaucoup d’entre eux un nouveau pas dans la vie. A l’échelle du département, en 2015, 450 personnes ont bénéficié de projets portés par ALEAS, avec un taux de retour vers une formation ou un CDD de 50 %.